
Attendu depuis plusieurs semaines par l’opinion publique, le rapport d’exécution budgétaire du quatrième trimestre 2024 a été rendu public hier par les services du ministère des Finances et du Budget. Un document chiffré qui éclaire les Sénégalais sur les dépenses engagées et les recettes collectées entre septembre et décembre 2024.
Selon les données publiées, les dépenses exécutées sur cette période s’élèvent à 609,6 milliards de francs CFA, représentant un taux d’exécution de 90,2 % par rapport aux prévisions budgétaires. Cette publication constitue une réponse aux nombreuses sollicitations et pressions venues de la société civile, de l’opposition et des acteurs engagés pour la transparence dans la gestion des deniers publics.
Depuis plusieurs semaines, ces groupes n’ont cessé de réclamer des éclaircissements sur les finances publiques, pointant notamment l’opacité persistante qui entoure la gestion budgétaire et les mauvaises pratiques héritées du passé. Des pratiques qui, selon eux, ont contribué à fragiliser la démocratie et à miner la confiance du peuple envers ses institutions.
L’arrivée du président Bassirou Diomaye Faye au pouvoir s’est accompagnée de promesses de rupture et de gouvernance vertueuse. La publication de ce rapport est perçue par certains observateurs comme un premier pas vers plus de redevabilité, même si beaucoup attendent encore des chiffres relatifs au premier trimestre 2025, qui n’ont pas été rendus publics à ce jour.
Plusieurs analystes économiques appellent désormais à un examen approfondi de ce rapport, afin de s’assurer de la conformité des dépenses exécutées, de la traçabilité des fonds, et de l’alignement avec les priorités annoncées par le gouvernement.
Pour de nombreux citoyens, cette transparence budgétaire doit devenir la norme. Car au-delà des publications ponctuelles, c’est la régularité, la lisibilité et la sincérité des comptes publics qui permettront de restaurer pleinement la confiance entre l’État et les populations.
Par Komi ABLE


