
Le célèbre chanteur sénégalais, figure emblématique de la culture africaine, a vu son nom et son image détournés par un réseau d’escroquerie numérique opérant sous le nom de “Safeservice”. L’artiste a saisi la section de lutte contre la cybercriminalité pour mettre fin à cette manipulation.
Son nom inspire confiance, son visage évoque la générosité, son aura dépasse les frontières. Mais ce capital symbolique a été exploité à des fins frauduleuses. Youssou Ndour, artiste planétaire et entrepreneur respecté, a vu son identité usurpée par un faux programme humanitaire baptisé Safeservice.
Derrière cette arnaque numérique, un scénario redoutablement bien ficelé : créer un faux profil institutionnel, jouer sur l’image rassurante d’une célébrité, puis promettre une aide financière rapide, des crédits sans intérêts, aux internautes crédules. Le discours, habilement enveloppé de termes comme solidarité, entraide ou bienveillance, a séduit de nombreuses personnes en quête d’un soutien providentiel.
Mais cette fois, la supercherie n’est pas passée inaperçue. Youssou Ndour a décidé de contre-attaquer. Il a officiellement saisi la direction de la cybercriminalité pour faire tomber le masque de cette fausse organisation et restaurer son intégrité.
“Il est inadmissible que mon image soit utilisée pour tromper mes concitoyens”, aurait déclaré l’artiste, selon une source proche du dossier.
Ce détournement révèle une problématique grandissante : la manipulation émotionnelle via les figures publiques. Une nouvelle forme d’escroquerie numérique, mêlant confiance aveugle, storytelling et technologie, qui fait des ravages.
Une enquête est en cours. En attendant, l’appel à la vigilance est lancé : aucune structure officielle ne propose d’aide financière au nom de Youssou Ndour.
Par Komi ABLE


