
Les mutations sociales et économiques que connaît la société sénégalaise ont contribué à la raréfaction du « mayé doom », cette pratique traditionnelle consistant à confier son enfant à un proche, un parent ou une famille d’accueil, souvent pour lui offrir de meilleures conditions de vie ou d’éducation.
Longtemps perçu comme un acte de solidarité familiale ou communautaire, le « mayé doom » a marqué des générations. Mais avec l’urbanisation, la montée de l’individualisme et la transformation des liens sociaux, cette coutume tend à disparaître.
Aujourd’hui, de nombreuses familles préfèrent garder leurs enfants auprès d’elles, tandis que d’autres formes de soutien – comme les bourses ou les internats – remplacent peu à peu ces mécanismes traditionnels d’entraide.
Un changement silencieux, mais révélateur de la recomposition des structures familiales au Sénégal.
Par Komi ABLE


