
À l’approche de la présidentielle d’octobre, le président Paul Biya, 92 ans, voit son image fleurir sur les panneaux publicitaires de la capitale, sans avoir encore officialisé sa candidature. Cette exposition relance les interrogations sur sa santé et sa capacité à gouverner, alors qu’il est au pouvoir depuis plus de 40 ans.
L’agence de notation Fitch Ratings anticipe une victoire probable de Biya, synonyme de continuité politique. Pendant ce temps, l’opposition peine à s’unir. Le politologue Siméon Ekodo Mveng pointe du doigt les divisions internes liées à « l’égoïsme des acteurs, le manque d’humilité des leaders, les fractures idéologiques et les relents tribalistes ».
Dans un climat d’incertitude et de résignation, le Cameroun semble se diriger vers une élection jouée d’avance.
Par Komi ABLE


