
Une nouvelle escalade militaire d’ampleur vient de bouleverser l’équilibre déjà fragile du Moyen-Orient. Dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 juin, l’armée israélienne a lancé une série de frappes aériennes massives contre des cibles stratégiques en Iran, dans le cadre de l’opération baptisée Rising Lion (Lion dressé).
Les bombardements, d’une intensité rarement égalée, ont visé principalement des installations liées au programme nucléaire et balistique iranien, selon des sources sécuritaires israéliennes. Téhéran a confirmé la mort de quatre hauts responsables militaires, dont le général Hossein Salami, chef emblématique du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI).
Hossein Salami, figure centrale du pouvoir militaire iranien et proche du guide suprême Ali Khamenei, a été tué dans une frappe ciblée contre le quartier général des Gardiens à Téhéran. Ancien vétéran de la guerre Iran-Irak et partisan déclaré d’une ligne dure contre Israël et les États-Unis, Salami incarnait l’aile la plus radicale du régime en matière de politique étrangère et de défense.
Les autorités iraniennes ont dénoncé une « violation flagrante de la souveraineté nationale » et ont promis des « représailles sévères ». Le ministère des Affaires étrangères iranien a convoqué en urgence les ambassadeurs de plusieurs pays occidentaux, accusés de soutenir tacitement les actions israéliennes.
De son côté, Israël n’a pas immédiatement commenté officiellement l’opération, mais des sources au sein du ministère de la Défense évoquent une action préventive destinée à « neutraliser des menaces existentielles » face à l’accélération présumée du programme nucléaire militaire iranien.
La communauté internationale, quant à elle, s’inquiète d’un risque élevé de conflagration régionale, notamment avec l’implication possible de groupes alliés à l’Iran comme le Hezbollah au Liban ou les milices pro-iraniennes en Irak et en Syrie. Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait se réunir en urgence dans les prochaines heures.
Ce tournant dramatique pourrait redéfinir les rapports de force au Moyen-Orient, alors que les appels au calme peinent à contenir un engrenage qui menace la stabilité régionale et potentiellement mondiale.
Par Komi ABLE


