
Le président ghanéen a annoncé la mise en place prochaine d’un système national de traçabilité de l’or, destiné à encadrer l’activité des raffineries du pays et à réduire l’impact de l’exploitation informelle. Cette réforme marque une étape clé dans la stratégie du Ghana pour renforcer la transparence de sa filière aurifère et viser l’obtention de la certification LBMA (London Bullion Market Association), indispensable pour l’accès aux marchés internationaux de l’or.
L’or constitue la première richesse minière du Ghana, mais une grande partie de sa production demeure informelle. Selon le rapport du projet ENACT d’Interpol, près de 85 % de l’or artisanal est extrait en dehors du cadre légal, entraînant des pertes économiques considérables pour l’État.
La traçabilité obligatoire de l’or depuis l’extraction jusqu’à l’exportation.
Un programme de formation pour les mineurs artisanaux dès septembre 2025, axé sur des techniques modernes, plus sûres et écologiquement durables.
Un accompagnement technique et administratif pour les raffineries afin de satisfaire aux exigences de la LBMA, notamment en matière de conformité, de transparence et de respect des droits humains.
Le gouvernement espère que cette transformation du secteur permettra de formaliser les activités minières, d’augmenter les recettes fiscales, et de mieux protéger les travailleurs ainsi que l’environnement.
Par Komi ABLE


