
Il est urgent de réduire les fonds actuellement alloués aux aides alimentaires ponctuelles, souvent distribuées à l’occasion des fêtes de Tabaski et de Korité, pour les réorienter vers l’éducation, un secteur aujourd’hui en crise profonde.
Investir dès maintenant dans l’apprentissage et la réussite scolaire de nos enfants, en leur offrant de meilleures conditions d’étude, constitue un sacrifice salutaire. Car ce sont ces enfants, bien formés, qui demain prendront en charge leurs familles et contribueront à la création de richesse pour le pays. En leur assurant un avenir stable, nous réduirons durablement la dépendance à l’aide sociale.
Bien sûr, l’entraide et la solidarité restent des valeurs essentielles, à préserver et promouvoir. Mais l’utilisation des budgets sociaux, souvent mobilisés par les mairies pour l’achat de denrées alimentaires, mérite d’être repensée. La distribution de ces aides repose trop souvent sur des critères opaques et subjectifs, ce qui en limite l’efficacité.
Pour une société plus équitable et résiliente, l’investissement social doit s’inscrire dans une vision à long terme, en mettant l’éducation au cœur des priorités.
Par Komi ABLE


