
Au lendemain d’une journée marquée par de violents affrontements dans plusieurs quartiers de la capitale togolaise, Lomé semble renouer peu à peu avec une apparente normalité. Ce 6 juin, date à forte charge symbolique, coïncidant à la fois avec l’anniversaire du président du Conseil des ministres, Faure Gnassingbé, et la célébration de la Tabaski, a été le théâtre de manifestations d’une ampleur inhabituelle.
Dans plusieurs secteurs de la ville, notamment à Bè, Akodesséwa et Agoè, des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre. Barricades, pneus en feu et détonations ont rythmé la journée, plongeant les habitants dans l’inquiétude. Les autorités n’ont, pour l’heure, communiqué ni bilan officiel ni information sur d’éventuelles arrestations.
Mais dès les premières heures de ce 7 juin, le calme semble revenu. Les principaux axes routiers ont été dégagés, les commerces ont rouvert, et les vendeurs ambulants ont timidement repris leur place dans les rues. “On essaie de faire comme si de rien n’était, mais tout le monde reste sur ses gardes,” confie un commerçant du Grand Marché.
Aucun appel à de nouvelles mobilisations n’a pour l’instant été lancé, mais la tension reste palpable. Des habitants redoutent une nouvelle flambée de violence si les revendications à l’origine des manifestations ne sont pas prises en compte par les autorités.
Par Komi ABLE


