
À l’approche de la présidentielle de 2025 en Côte d’Ivoire, les regards se tournent vers une figure jusqu’ici en retrait, mais dont le nom revient avec insistance dans les cercles du pouvoir : Tiémoko Meyliet Koné, actuel vice-président de la République.
Technocrate respecté, loyal et effacé, Koné incarne une certaine continuité institutionnelle. Bien qu’il n’ait exprimé aucune ambition publique, des voix s’élèvent en coulisses pour évoquer son profil de successeur naturel, au cas où le président Alassane Ouattara choisirait de ne pas briguer un quatrième mandat.
Pour l’heure, la position officielle du chef de l’État reste attendue. Ses proches au RHDP assurent avec assurance : « Le président va y aller, c’est certain à 100 %. »
Mais l’absence de déclaration formelle, à quelques semaines du mois de juillet où une annonce est attendue, maintient les spéculations. Dans ce climat d’incertitude, Tiémoko Koné reste un pilier silencieux du pouvoir, au cœur de l’appareil d’État, et en contact permanent avec le président.
Si Ouattara devait renoncer, c’est lui qui désignerait son héritier politique. Et Koné, avec son image de stabilité et de compétence, pourrait alors émerger comme la carte de la continuité, dans une transition maîtrisée.
Par Komi ABLE


