
Huit personnes, dont six militaires béninois, comparaissent actuellement devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), accusées de vente illégale de treillis de l’armée nationale.
Les faits reprochés aux prévenus portent sur un trafic organisé de tenues militaires, écoulées sur le marché noir, en violation flagrante de la réglementation en vigueur. Ce type d’infraction est pris très au sérieux par les autorités, car il expose à des risques sécuritaires importants, notamment l’usurpation d’identité militaire et des activités criminelles déguisées.
Selon des sources proches du dossier, les treillis étaient vendus à des tiers non autorisés, parfois en dehors du territoire national. L’enquête a permis de remonter la chaîne de distribution jusqu’à des membres actifs de l’armée, soupçonnés d’avoir facilité ou organisé les transactions.
La CRIET, compétente pour juger les infractions graves touchant à la sécurité nationale et aux finances publiques, a ouvert l’audience cette semaine. Les accusés risquent des peines de prison ferme s’ils sont reconnus coupables, ainsi que des sanctions disciplinaires à caractère militaire.
Cette affaire relance le débat sur la gestion des effets militaires et les circuits de contrôle internes dans les forces armées béninoises. Elle met également en lumière les défis persistants de l’intégrité et de la discipline dans un contexte de vigilance sécuritaire renforcée dans la sous-région.
Par Komi ABLE


