
Deux jours après l’attaque d’une rare intensité perpétrée contre le Bataillon de renseignement et de surveillance (BRS) à Eknewane, près de la frontière malienne, l’armée nigérienne dresse un bilan particulièrement lourd. Selon des sources sécuritaires, 58 soldats ont perdu la vie lors de l’assaut mené dimanche 25 mai par les combattants de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS).
Les forces spéciales du BRS ont été ciblées dans une embuscade d’envergure, marquée par l’usage d’armes lourdes et de véhicules explosifs. L’assaut a également causé d’importants dégâts matériels, dont la destruction de plusieurs équipements militaires stratégiques.
L’état-major des forces armées a salué le courage des soldats tombés au combat, tout en promettant des « représailles à la hauteur de l’attaque ». Le gouvernement, quant à lui, a décrété un deuil national de trois jours.
Cet événement sanglant souligne la persistance de la menace jihadiste dans la zone des trois frontières, malgré les efforts militaires déployés. Il relance aussi les débats sur la stratégie sécuritaire du pays, dans un contexte de tensions régionales croissantes.
Par Komi ABLE


