
Dans une déclaration aussi rare que percutante, l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, a décidé de rompre le silence qu’il observait depuis la fin de son mandat en 2019. À travers une adresse solennelle à la nation, il a exprimé son inquiétude profonde face à la situation que traverse le pays, qu’il qualifie de « gravement malade ».
« Continuer à me taire m’aurait rendu poursuivable devant le tribunal de l’histoire, pour non-assistance à plus de cent millions de compatriotes en danger », a déclaré Kabila, dans un ton grave, mêlant responsabilité historique et patriotisme.
L’ancien chef de l’État, souvent décrit comme discret depuis sa retraite politique, affirme que le « pronostic vital » de la RDC est désormais engagé. Cette sortie intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes, d’insécurité persistante à l’Est, et de préoccupations liées à la gouvernance économique.
Selon certains analystes, cette prise de parole pourrait annoncer un retour de Kabila sur la scène politique nationale, ou du moins une volonté de peser à nouveau sur le débat public. D’autres y voient un signal d’alarme adressé à la classe politique actuelle, qu’il appelle implicitement à la responsabilité collective.
« Je saisis cette opportunité pour partager avec vous mes réflexions et participer ainsi à la recherche de la solution à la crise », a-t-il poursuivi, sans toutefois détailler les actions ou propositions concrètes qu’il entend soutenir.
Dans les rues de Kinshasa, cette déclaration a déjà commencé à susciter de vives réactions. Si certains saluent le retour d’une figure expérimentée, d’autres restent sceptiques quant à ses intentions réelles et au bilan de ses années au pouvoir.
Le pays, déjà en proie à de multiples défis, voit ainsi réapparaître un acteur politique de premier plan. Reste à savoir quel rôle Joseph Kabila compte réellement jouer dans l’avenir de la RDC.
Par Komi ABLE


