
Témoignage explosif de son ancien assistant : soirées débridées, drogues, coercition sexuelle… l’envers du décor d’une icône du hip-hop.
Le procès fédéral visant le producteur et magnat du rap Sean “Diddy” Combs continue de secouer l’opinion publique américaine et internationale. Au cœur de l’audience tenue cette semaine, un témoignage poignant a captivé la salle : celui de David James, ancien assistant personnel de l’artiste. Ses révélations jettent une lumière crue sur les pratiques privées et controversées d’une figure emblématique du show-business.
Parmi les éléments les plus marquants, James a longuement décrit les soirées « freak off » organisées par Combs — des fêtes à huis clos connues pour leur atmosphère libertine et incontrôlée. Selon lui, ces rassemblements étaient marqués par une consommation excessive de drogues, notamment du Percocet, de l’ecstasy, ainsi que des pilules moulées au visage de l’ancien président Barack Obama. Si ce détail a provoqué la stupeur dans la salle, la justice a précisé qu’aucune implication de M. Obama n’était évoquée, cette anecdote ne servant qu’à souligner le caractère extravagant de ces soirées.
Plus inquiétant encore, le témoin a évoqué la présence constante d’un sac personnel appartenant à Combs, contenant un assortiment de substances médicamenteuses : analgésiques puissants, stimulants sexuels comme le Viagra, et même des produits destinés à augmenter la fertilité. Pour James, ce sac symbolisait à la fois le pouvoir de son employeur et une forme de dépendance à une vie de contrôle, d’excès et de manipulation.
Ces déclarations s’ajoutent à une série d’accusations déjà graves pesant sur Sean Combs, incluant des allégations de coercition sexuelle, d’abus de pouvoir et de trafic de stupéfiants. L’artiste, de son côté, continue de nier fermement toutes les charges, affirmant être victime d’un “lynchage médiatique et judiciaire”.
Alors que le procès se poursuit, l’affaire Combs pourrait bien marquer un tournant majeur dans l’industrie du divertissement, remettant en question les dynamiques de pouvoir, de silence et de loyauté qui règnent dans les coulisses du monde du hip-hop.
Par Komi ABLE


