
La Gambie est secouée par une nouvelle polémique liée à la vente controversée des biens de l’ancien président Yaya Jammeh. Face à la pression croissante de l’opinion publique, plusieurs députés de l’Assemblée nationale ont proposé l’ouverture d’une enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur les conditions de cession de ces biens saisis après la chute du régime.
Des accusations de ventes hors des circuits légaux et d’opacité entourant les procédures suscitent l’indignation, et la transparence réclamée par les citoyens tarde à se concrétiser.
Dans un entretien exclusif accordé à IGFM, Mamadou Sabally, ancien ministre sous Jammeh et ex-membre de la commission chargée de la gestion des biens saisis, est sorti de son silence. Il y livre sa version des faits, affirmant que « des pratiques douteuses ont entaché le processus » et appelant lui-même à une clarification.
Le président Adama Barrow s’est également exprimé sur le sujet, exprimant son souhait de faire toute la lumière sur cette affaire, qui jette une ombre sur les efforts de bonne gouvernance affichés par son administration.
Cette affaire pourrait marquer un tournant dans la gestion post-régime Jammeh, et ravive les débats sur la reddition des comptes, la transparence de l’État et la lutte contre l’impunité.
Par Komi ABLE


