
Le conflit qui oppose le Syndicat national des footballeurs camerounais (Synafoc), dirigé par l’ancien international Geremi Njitap, à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), connaît un nouveau rebondissement. Malgré une décision défavorable rendue début avril par la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC), le Synafoc refuse de reculer.
Au cœur du différend : la représentativité du Synafoc dans les décisions liées à la gouvernance du football camerounais, notamment la protection des droits des joueurs professionnels. Le syndicat reproche à la Fecafoot de marginaliser les instances représentatives des footballeurs, notamment dans les discussions sur les conditions de travail, les salaires et la régularité des championnats.
La décision rendue par la CCA début avril a rejeté les demandes du Synafoc, estimant que le litige ne relevait pas de ses compétences. Pour autant, Geremi Njitap et ses collaborateurs entendent poursuivre le combat par d’autres voies, y compris judiciaires ou internationales, si nécessaire. Le syndicat dénonce un refus de dialogue de la part de la Fecafoot, qu’il accuse de gérer le football de manière unilatérale.
Ce bras de fer s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre acteurs du football camerounais, à l’heure où la Fecafoot, dirigée par Samuel Eto’o, est déjà sous le feu des critiques concernant la gestion des ligues, la rémunération des joueurs et les sanctions controversées à l’encontre de certains clubs.
Alors que les compétitions nationales battent leur plein, cette crise institutionnelle menace de déstabiliser l’organisation du football local et de ternir davantage l’image de la fédération sur la scène internationale.
Par Komi ABLE


