Le Groupement d’Intérêt Économique (GIE) Baobab, actif depuis 25 ans dans le domaine agricole, lance un cri d’alarme. Implanté au niveau de la base militaire française située à Kounoune, ce groupement regroupe des cultivateurs qui exploitent depuis des années un vaste périmètre agricole au sein de cette base. Mais avec le départ définitif des forces françaises , le GIE se retrouve dans une situation critique.
À partir du 1er juin 2025, ses membres ne pourront plus accéder aux terres qu’ils ont entretenues et préparées avec soin pour la saison agricole à venir. Un coup dur pour ces agriculteurs qui se retrouvent aujourd’hui menacés de perdre leur principal outil de travail, alors que les champs sont déjà prêts à accueillir les semences.
Dans un appel solennel, les membres du GIE Baobab interpellent les autorités sénégalaises et particulièrement le ministre de l’Agriculture. Ils demandent une médiation urgente avec les autorités compétentes afin de préserver leur droit d’exploiter ces terres, qui contribuent depuis des années à l’approvisionnement local et à l’effort national d’autosuffisance alimentaire.
« Nous ne demandons qu’à continuer notre travail, cultiver ces champs et nourrir notre pays. Ces terres sont prêtes, et les familles comptent sur ces récoltes pour vivre », s’est exprimé l’un des responsables du groupement.
Alors que la saison agricole de 2025 s’annonce décisive dans un contexte de lutte contre l’insécurité alimentaire, la perte de ces terres serait un revers important pour la production locale. Le GIE Baobab espère un geste fort et rapide du gouvernement pour éviter un gâchis aux lourdes conséquences sociales et économiques.


