
Au Tchad, être une femme célibataire reste un combat quotidien, notamment lorsqu’il s’agit de trouver un logement. Entre difficultés économiques et préjugés tenaces, nombre d’entre elles se heurtent à des refus injustifiés de la part de propriétaires.
Fatou Madjita, une trentenaire et mère d’un petit garçon, en a fait les frais récemment. « Quand je suis allée voir un propriétaire, il m’a dit que les femmes célibataires ne sont pas responsables », témoigne-t-elle, encore bouleversée. « Il a préféré louer sa maison à un couple, malgré mes garanties. »
Comme Fatou, de nombreuses femmes dénoncent un climat de méfiance injustifié. Leur statut matrimonial devient un critère de rejet implicite, dans une société où les normes patriarcales restent fortes.
Alors que la crise du logement s’aggrave dans les grandes villes tchadiennes, ces discriminations ajoutent un fardeau supplémentaire à celles qui assument seules leur vie et parfois celle de leurs enfants. Un enjeu social dont les autorités et la société civile doivent désormais se saisir.
Par Komi ABLE


