
Un mois à peine après le décès de Me Cheikh Khoureychi Ba, survenu le 26 mars à Istanbul, une affaire pour le moins insolite a secoué le milieu judiciaire sénégalais. Selon les révélations du journal Source A, l’ancien chauffeur de l’éminent avocat s’est installé sans autorisation dans les locaux de son cabinet, profitant de sa possession des clés.
Ce dernier aurait même contesté la légitimité des héritiers, refusant dans un premier temps de libérer les lieux, malgré les protestations des proches du défunt. Inquiets pour la sécurité des documents professionnels, des dossiers confidentiels et des effets personnels laissés sur place, les membres de la famille ont saisi le Bâtonnier de l’Ordre des avocats.
L’intervention du Bâtonnier a été décisive. Après avoir été sommé de quitter les lieux, le chauffeur s’est exécuté, emportant ses affaires. Toutefois, l’affaire ne s’est pas arrêtée là : il a été convoqué pour fournir des explications sur cette occupation illégale, qui soulève de nombreuses interrogations.
Cette situation, à la fois troublante et préoccupante, met en lumière la vulnérabilité des biens professionnels laissés sans surveillance après la disparition brutale d’une figure du barreau. Elle relance également le débat sur les procédures de sécurisation des cabinets d’avocats en cas de décès et sur la protection des dossiers sensibles.
Par Komi ABLE


