
La récente décision de l’État de suspendre les importations de pommes de terre et d’oignons marque un virage important dans la politique agricole nationale. Elle reflète une confiance affirmée dans la capacité de la production locale à couvrir les besoins du marché intérieur.
Cette mesure, saluée par de nombreux acteurs, repose sur l’hypothèse qu’une évaluation rigoureuse de la consommation et de l’offre a été réalisée. Elle ne se limite toutefois pas à une simple décision administrative : c’est un signal fort adressé aux opérateurs économiques, notamment ceux du secteur de l’importation.
Ces derniers sont désormais appelés à se réinventer. Cette nouvelle conjoncture peut se transformer en opportunité, en encourageant des investissements dans la transformation, la logistique, le conditionnement ou encore l’appui technique aux producteurs nationaux. Le défi de l’adaptation est lancé.
Par Komi ABLE


