
La junte militaire au pouvoir au Niger a procédé à la libération d’une cinquantaine de détenus, dont plusieurs anciens ministres du régime renversé en 2023. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des recommandations des assises nationales, qui ont accordé un mandat de cinq ans aux autorités de transition.
Parmi les personnes libérées figurent des ex-ministres, un journaliste, un ancien ambassadeur ainsi que des militaires condamnés pour des tentatives de coup d’État. L’un des détenus notables relâchés est Mahamane Sani Issoufou, ancien ministre du Pétrole et fils de l’ex-président Mahamadou Issoufou (2011-2021), qui avait pris part aux assises.
Cette décision intervient dans un contexte de transition politique marqué par des efforts de la junte pour asseoir sa légitimité et répondre aux attentes des consultations nationales. Elle pourrait également être perçue comme un geste d’apaisement dans un climat politique encore fragile.
Par Komi ABLE


