
Un an après l’adoption de la loi d’amnistie du 6 mars 2024, le Collectif des familles des victimes des violences politiques de 2021-2024 refuse d’en accepter le principe. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi dans les locaux d’Amnesty International Sénégal, les membres du collectif ont réaffirmé leur exigence de justice.
« Nous ne demandons rien d’autre que la vérité et la justice pour nos enfants, nos frères et nos maris tombés sous les balles ou disparus », a déclaré un représentant du collectif. Pour eux, cette amnistie constitue un déni de justice et un frein à l’établissement des responsabilités.
Le collectif rejoint ainsi plusieurs organisations de défense des droits humains, qui dénoncent une mesure favorisant l’impunité et risquant de nourrir de nouvelles violences. Malgré la volonté des autorités de tourner la page, la contestation reste vive et pourrait raviver le débat sur la nécessité d’un processus judiciaire pour apaiser durablement le pays.
Par Komi ABLE


