
Les évêques nigérians ont exprimé leur profonde préoccupation suite à la décision, le 28 février, de plusieurs États du nord du Nigeria de fermer les écoles publiques et privées pendant le mois du Ramadan, privant ainsi des centaines de milliers d’enfants d’éducation.
Mgr Gerald Mamman Musa, évêque de l’État de Katsina, a exprimé sa surprise face à cette mesure, soulignant que “tout le monde a été totalement surpris”. Il a rappelé que, par le passé, les écoles restaient ouvertes pendant le Ramadan, permettant aux élèves de poursuivre leur éducation tout en observant leurs obligations religieuses.
Cette fermeture affecte environ 2 500 élèves dans les huit écoles catholiques de l’État de Katsina, selon Mgr Musa. Les évêques craignent que cette interruption prolongée n’aggrave le taux déjà élevé d’enfants non scolarisés dans le nord du Nigeria. Ils exhortent les gouverneurs des États concernés à reconsidérer leur décision et à explorer des solutions alternatives respectant les droits et libertés de tous les citoyens.
La Conférence des évêques catholiques du Nigeria (CBCN) souligne que cette fermeture prolongée pourrait favoriser l’abandon scolaire dans des régions où ce phénomène est déjà préoccupant. Ils appellent le gouvernement fédéral à intervenir pour garantir que les droits de tous les Nigérians, indépendamment de leur foi ou de leur origine, soient protégés.
Cette situation met en lumière les tensions entre les obligations religieuses et le droit à l’éducation, suscitant un débat national sur la laïcité de l’État et la protection des droits fondamentaux de tous les citoyens.
Par Komi ABLE


