
La Cour constitutionnelle sud-coréenne a rejeté, le 24 mars 2025, la motion de destitution visant le Premier ministre Han Duck-soo, le rétablissant ainsi dans ses fonctions de président par intérim.
Depuis décembre 2024, la Corée du Sud est en proie à une crise politique majeure. Le président Yoon Suk-yeol a été suspendu après avoir tenté d’imposer la loi martiale, une décision rapidement révoquée par le Parlement. Han Duck-soo, alors Premier ministre, a assumé la présidence par intérim. Des tensions sont apparues concernant son rôle dans la gestion de la crise et son refus de nommer trois juges à la Cour constitutionnelle, comme recommandé par le Parlement.
La Cour constitutionnelle a examiné les accusations portées contre Han, notamment sa prétendue complicité dans la déclaration de loi martiale et son manquement à nommer les juges requis. Cinq des huit juges ont estimé que, bien que Han ait commis des violations constitutionnelles et légales en retardant ces nominations, ces actions n’étaient pas suffisantes pour justifier sa destitution. De plus, aucune preuve n’a été trouvée pour démontrer que Han avait activement soutenu la déclaration de loi martiale de Yoon.
Cette décision a des implications significatives pour la stabilité politique du pays. Han Duck-soo a exprimé sa gratitude et a réaffirmé son engagement à diriger le pays pendant cette période d’incertitude. Le sort du président Yoon Suk-yeol reste incertain, la Cour constitutionnelle devant se prononcer sur sa destitution dans les jours à venir, une décision qui pourrait entraîner des élections présidentielles anticipées.
Par Komi ABLE


