
En Turquie, la justice a ordonné l’incarcération d’Ekrem Imamoğlu, maire d’Istanbul et principal opposant au président Recep Tayyip Erdoğan, pour des accusations de corruption. La décision a été rendue dimanche 23 mars par un juge, après qu’Imamoğlu et 90 de ses coaccusés aient été amenés au tribunal la veille, suscitant des manifestations massives à travers le pays en signe de protestation.
Cette incarcération risque de raviver les tensions politiques en Turquie, en particulier à quelques jours de la désignation officielle d’Imamoğlu comme le principal candidat de l’opposition à la présidentielle de 2028. De nombreux partisans de l’opposant et observateurs internationaux dénoncent cette décision, qu’ils considèrent comme une tentative de réduire au silence un leader politique monté en puissance et de limiter ses chances dans la course à la présidence.
Les manifestations ont éclaté dans plusieurs villes, notamment à Istanbul, où des milliers de citoyens ont exprimé leur colère contre ce qu’ils perçoivent comme un abus de pouvoir de la part du gouvernement d’Erdoğan. Ce dernier, quant à lui, n’a pas encore réagi publiquement à cette nouvelle escalade, mais le climat politique dans le pays semble se tendre davantage avec chaque jour qui passe.
Par Komi ABLE


