
À moins d’un an de l’élection présidentielle prévue en octobre 2026, le Cameroun est confronté à une prolifération alarmante des discours de haine. Entre stigmatisation, dénigrement et intimidations, les tensions politiques et ethniques se ravivent, notamment sur les médias traditionnels et les réseaux sociaux.
Cette montée des propos haineux semble être amplifiée par la compétition politique, où les clivages tribaux et idéologiques sont de plus en plus exploités. De nombreux observateurs redoutent que cette escalade verbale ne dégénère en violences, rappelant les tensions ayant marqué les précédents scrutins.
Les autorités et les organisations de la société civile multiplient les appels à la retenue, soulignant les risques de déstabilisation pour le pays. Des initiatives sont en cours pour surveiller et sanctionner les propos incitant à la haine, mais leur efficacité reste incertaine face à l’ampleur du phénomène.
Alors que le Cameroun s’approche d’un tournant électoral majeur, le défi sera de garantir un débat démocratique apaisé, loin des dérives verbales susceptibles d’exacerber les divisions nationales.
Par Komi ABLE


