
Un événement pour le moins inhabituel secoue le quartier Djougoulié, dans la commune du 1er arrondissement de N’Djamena. Un homme, Zakaria Kebiro, âgé d’une trentaine d’années, a surpris son entourage en demandant le divorce dès le lendemain de sa nuit de noces avec Yasmine Abayat, 27 ans. Plus surprenant encore, il exige le remboursement total de la dot ainsi que des autres dépenses engagées pour le mariage.
Les festivités venaient à peine de s’achever que la situation a pris une tournure inattendue. Au petit matin, en présence des amis et des parents des deux familles, Zakaria Kebiro a annoncé qu’il ne souhaitait plus poursuivre son union avec Yasmine. Il a invoqué des raisons personnelles qui, selon ses dires, rendaient la vie conjugale impossible.
Mais ce qui a le plus choqué l’assistance, c’est sa demande de restitution intégrale de la dot, ainsi que le remboursement des dépenses engagées pour la cérémonie nuptiale. Une requête qui a immédiatement suscité des débats et des tensions au sein des familles.Dans les traditions tchadiennes, le remboursement de la dot après un divorce immédiat est un sujet délicat.
Si certaines coutumes permettent à l’époux de récupérer une partie de la dot en cas de séparation rapide, exiger l’intégralité des frais, y compris ceux des festivités, est rarement accepté.Face à cette situation, la famille de Yasmine Abayat a exprimé son refus catégorique de restituer la dot en totalité, estimant que le mariage avait bel et bien eu lieu et que l’homme devait assumer les conséquences de son choix.
Le différend entre les deux familles n’a toujours pas trouvé d’issue. Certains proches suggèrent une conciliation, tandis que d’autres estiment que l’affaire pourrait être portée devant les autorités traditionnelles ou même la justice.
Ce cas, qui fait grand bruit à N’Djamena, relance le débat sur les pratiques liées au mariage et à la dot au Tchad. Faut-il établir des règles plus claires pour protéger les deux parties en cas de divorce précipité ?
Ce qui est certain, c’est que l’histoire de Zakaria Kebiro et Yasmine Abayat restera longtemps dans les mémoires des habitants du quartier Djougoulié.
Par Komi ABLE


