
Sur le marché togolais, le prix du ciment ne reflète pas toujours les tarifs officiels établis par les autorités. Face à cette situation, les sociétés Cimtogo et CIMCO ont publié des communiqués à l’attention des distributeurs agréés, leur rappelant l’obligation de respecter les prix homologués.
Le directeur général de Cimtogo, Ebenezer Somuah, a souligné que depuis la note de rappel du 16 décembre 2024, le prix officiel du ciment de type CEM II 32.5 est fixé à 81 000 F CFA/tonne. Pourtant, dans certaines zones, notamment dans la Région des Savanes, des commerçants contournent cette réglementation en pratiquant des prix nettement plus élevés, pénalisant ainsi les consommateurs et les acteurs du BTP.
L’augmentation injustifiée du prix du ciment a des répercussions sur le secteur de la construction, essentiel au développement du pays. En rendant le ciment plus cher, les distributeurs non respectueux des tarifs officiels ralentissent les projets de construction, qu’ils soient privés ou publics.
Les entreprises productrices affirment avoir pris des mesures pour stabiliser l’approvisionnement et garantir un prix abordable, mais le problème persiste en raison de spéculations sur le marché.Cimtogo et CIMCO appellent donc les autorités compétentes à renforcer les contrôles et à sanctionner les vendeurs récalcitrants.
Des discussions avec les distributeurs agréés sont en cours pour assurer une application stricte des tarifs fixés.Pour les consommateurs, la vigilance est de mise : ils sont invités à dénoncer toute hausse injustifiée auprès des structures en charge de la régulation des prix.
Le respect des prix homologués est essentiel pour préserver un marché stable et équitable.
Par Komi ABLE


