
Un rapport récent publié par Justice Info met en lumière la présence de quatre anciens chefs d’État africains sur la liste des dix dirigeants les plus recherchés au monde pour leur implication présumée dans des crimes contre l’humanité. Ces figures politiques, issues de la Gambie, du Soudan, de la République centrafricaine et de l’Éthiopie, sont accusées de graves violations des droits humains.
Parmi eux figure Yahya Jammeh, l’ancien président gambien, qui vit en exil en Guinée équatoriale depuis sa défaite électorale en 2016. Son régime est accusé d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées et d’actes de torture.
Autre figure emblématique de cette liste, Omar el-Béchir, ex-président du Soudan, a été destitué en 2019 après un soulèvement populaire. Il est actuellement détenu à Khartoum, sous le coup de mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide et crimes contre l’humanité, notamment en lien avec le conflit du Darfour.
François Bozizé, ancien président centrafricain, a lui aussi été contraint à l’exil après son renversement en 2013. Actuellement réfugié en Guinée-Bissau, il est accusé de crimes de guerre et de multiples exactions contre les populations civiles durant son règne.
Enfin, Mengistu Haile Mariam, ex-dictateur éthiopien, est recherché pour son rôle central dans la répression sanglante du « Terreur Rouge » des années 1970. Condamné à mort par contumace dans son pays, il vit en exil au Zimbabwe depuis sa chute en 1991.
Malgré les accusations et les mandats d’arrêt, la majorité de ces anciens dirigeants échappent encore à la justice internationale, protégés par des exils politiques ou des blocages diplomatiques. Ce rapport relance ainsi le débat sur la nécessité de renforcer la coopération internationale pour que justice soit rendue aux victimes de ces régimes autoritaires.
Par Komi ABLE


