
Le monde du cinéma africain est en deuil. Le réalisateur malien Souleymane Cissé, figure emblématique du septième art sur le continent, s’est éteint ce mercredi à Bamako, à l’âge de 84 ans, a annoncé sa fille à l’Agence France-Presse (AFP).Considéré comme l’un des pionniers du cinéma africain, Souleymane Cissé laisse derrière lui une œuvre monumentale qui a marqué des générations de cinéphiles et de réalisateurs.
Sa disparition survient à quelques jours du FESPACO 2025, où il devait présider le jury “fiction long métrage” lors de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, prévue à partir du 22 février.Un cinéaste visionnaire et engagéNé en 1940 à Bamako, Souleymane Cissé s’est imposé dès les années 1970 comme l’un des réalisateurs africains les plus influents, avec des films tels que Baara (1978) et Finyé (1982), qui dénoncent les injustices sociales et politiques.
Son chef-d’œuvre Yeelen (1987), une fresque initiatique inspirée des traditions bambara, lui a valu le Prix du Jury au Festival de Cannes, faisant de lui le premier réalisateur africain récompensé à ce niveau.En 2023, il avait été honoré du Carrosse d’Or lors du Festival de Cannes, une récompense décernée par la Quinzaine des cinéastes en reconnaissance de son immense contribution au cinéma mondial.
Sa disparition constitue une perte immense pour le cinéma africain et international. De nombreux hommages affluent déjà, saluant la mémoire d’un artiste engagé, visionnaire et profondément attaché à son héritage culturel.
Par Komi ABLE


