
La lutte sénégalaise est une fois de plus endeuillée par un incident tragique. Lors du combat très attendu entre Ama Baldé et Franc, un homme du nom de Babacar Diagne a été mortellement agressé par des individus non identifiés profitant de la foule massive de supporters pour passer à l’acte.
Selon les témoignages recueillis, Babacar Diagne, militant de Pastef à Djeddah Thiaroye Kao, a été pris pour cible par un groupe d’individus alors qu’il se rendait à l’Arène nationale. Grièvement blessé, il a été immédiatement transféré à l’hôpital Dalal Jàmm , où il a malheureusement succombé à ses blessures.
Cet événement tragique relance le débat sur l’insécurité grandiose qui entoure les combats de lutte, un sport pourtant ancré dans la tradition sénégalaise et censé véhiculer des valeurs de respect et de discipline.Ce drame vient s’ajouter à une série d’incidents inquiétants ayant marqué les événements de lutte ces dernières années.
Entre affrontements entre supporters, agressions et actes de vandalisme, l’insécurité autour de l’Arène nationale devient une source de souffrance majeure pour les populations riveraines et les autorités.”Chaque grand combat est désormais synonyme de violence. Nous ne nous sentons plus en sécurité, même en restant chez nous”, témoigne un habitant du quartier Golf, encore sous le choc des récents débordements.
Face à cette situation alarmante, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer des dispositifs de sécurité plus stricts lors des combats de lutte. Parmi les propositions évoquées :
• Un déploiement renforcé des forces de l’ordre avant, pendant et après les combats
• Une meilleure organisation des flux de supporters pour éviter les attroupements propices aux actes de violence
• Une responsabilisation accumulée des promoteurs de lutte , afin d’assurer un encadrement plus rigoureux des événements
• La mise en place de sanctions exemplaires contre les fauteurs de troubles afin de dissuader de futurs actes criminels
Ce énième drame pose une question cruciale : jusqu’à quand laissera-t-on l’insécurité entacher ce sport si populaire au Sénégal ? Il est impératif que les nouvelles autorités prennent des décisions fermes pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir.
La disparition de Babacar Diagne est une perte tragique, qui doit servir de signal d’alarme pour une meilleure gestion des événements sportifs de grande envergure.
Par Komi ABLE


