
L’audition de Jérôme Bandiaky, ancien « assistant de sécurité » d’Aminata Touré, a mis en lumière des éléments troublants qui relient indirectement l’ancienne Première ministre à une affaire de logement controversée.
Ces déclarations, recueillies par le magistrat instructeur, suscitent des interrogations quant aux pratiques de gestion administrative sous son mandat.
Un logement obtenu grâce à Aminata Touré
Selon Jérôme Bandiaky, c’est grâce à une suggestion d’Aminata Touré, alors à la tête de la Primature, qu’il aurait pu bénéficier d’un appartement situé au centre-ville. Cet arrangement visait à réduire les retards fréquents liés à ses trajets depuis les Mamelles, où il résidait à l’époque.
Bandiaky a affirmé avoir fait une demande officielle pour ce logement, qu’il occupait jusqu’à l’expulsion récente de sa famille.
Une fonction atypique
Lors de son interrogatoire, Jérôme Bandiaky a expliqué que ses tâches d’« assistant de sécurité » allaient bien au-delà de la protection physique de la Première ministre. Il a évoqué des responsabilités variées, telles que :
• Suivre discrètement Aminata Touré dans ses déplacements ;
• Assurer la sécurité et l’accompagnement de ses enfants, notamment à l’école ;
• Effectuer des démarches sensibles en toute confidentialité.Cependant, il a précisé qu’il n’était pas un agent de l’État, et que ses services étaient rendus sous un statut informel.
Les implications politiques et juridiques
Ces révélations soulèvent des questions sur les procédures d’attribution des logements administratifs et sur l’utilisation des ressources publiques sous l’autorité de Mimi Touré. Bien qu’aucune preuve tangible ne la lie directement à une irrégularité, les déclarations de Jérôme Bandiaky pourraient alimenter les débats politiques et les critiques à son encontre.
L’affaire, largement relayée par Les Échos, laisse entrevoir d’autres ramifications potentielles. Des enquêtes supplémentaires pourraient clarifier les responsabilités et évaluer si des abus de pouvoir ont été commis dans ce dossier.


