
Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a tenu ce mercredi 22 janvier 2025 une conférence de presse à Dakar pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation critique que traverse le secteur médiatique sénégalais.
Selon le CDEPS, le secteur de la presse est confronté à des difficultés financières chroniques, mettant en péril la survie de nombreuses entreprises médiatiques.
Ces difficultés s’expliquent par une baisse des revenus publicitaires, des retards de paiements des subventions étatiques promises, et une transition numérique qui peine à se concrétiser pleinement.
Lors de cette rencontre, le CDEPS a également dénoncé des décisions politiques qu’il considère comme défavorables à la liberté et à la viabilité économique des médias.
Ces mesures incluent :
• Des restrictions publicitaires limitant les ressources des organes de presse.
• Des sanctions administratives jugées arbitraires, impactant le fonctionnement de certains médias privés.
• Un environnement fiscal difficile, qui alourdit davantage les charges des entreprises médiatiques.
Le président du CDEPS a plaidé pour une intervention urgente des autorités afin de sauver le secteur.
Les propositions incluent :
• L’augmentation et la régularisation des subventions d’État.
• La mise en place d’un fonds spécial pour soutenir les médias en difficulté.
• Une réforme du cadre législatif et fiscal pour alléger les charges des entreprises de presse.
Le CDEPS a rappelé que la crise de la presse constitue une menace pour la démocratie sénégalaise.
Le pluralisme médiatique et la liberté d’expression risquent de s’éroder si des solutions concrètes ne sont pas apportées rapidement.
Le cri d’alarme du CDEPS résonne comme un appel à l’action pour préserver un secteur essentiel à la vitalité démocratique du Sénégal.


