
Souleymane Jules Diop, analyste en stratégie internationale, a vivement critiqué les propos de Emmanuel Macron concernant le retrait des forces françaises du Sahel. Dans un récent post sur les réseaux sociaux, l’ancien conseiller en communication a accusé le président français de “mépris” envers les pays de la région.
Diop rappelle que trois pays, le Tchad, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, ont formellement demandé le départ des troupes françaises. Il souligne que cette demande ne fait suite à aucun coup d’État, et qu’au Tchad, il s’agit même d’une succession arrangée par la France. Pour lui, il s’agit là d’un rejet plus profond de la présence militaire française dans la région.
L’analyste sénégalais va plus loin en suggérant que le Sahel a servi de terrain d’entraînement pour l’armée française après le retrait d’Afghanistan. Cette théorie est étayée par le fait que l’État-major français aurait exigé un déploiement de 5000 hommes dans la région, bien au-delà des besoins exprimés pour lutter contre les groupes jihadistes.
Diop rappelle également les interventions françaises passées en Afrique, notamment en Libye et au Mali, où les forces françaises ont souvent soutenu des régimes autoritaires ou des milices locales. Il est donc, selon lui, paradoxal que Macron réclame aujourd’hui des remerciements.
L’ancien conseiller en communication conclut en affirmant être un ami de la France mais qu’il est difficile de soutenir les politiques africaines de la France depuis le tournant Sarkozy.


