
Un avocat sénégalais a récemment mis en garde le collectif des féministes du Sénégal, qui envisageait d’organiser une manifestation nue pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux filles.
Selon cet avocat, une telle action pourrait exposer les participantes à des poursuites judiciaires, notamment pour “outrage public aux bonnes mœurs” et “attentat à la pudeur”, des infractions punies par la loi sénégalaise.
Cette mise en garde intervient dans un contexte où les féministes militent activement pour des mesures urgentes afin de lutter contre les violences sexuelles et les abus envers les femmes et les filles, un problème préoccupant au Sénégal.
Le collectif de féministes, en revendiquant une action aussi radicale que manifester nues, cherche à attirer l’attention sur l’ampleur de ces violences et à inciter les autorités à prendre des mesures concrètes.
Cependant, l’avocat rappelle que de telles formes de protestation risquent de rencontrer une résistance juridique dans un pays où les normes culturelles et sociales peuvent être perçues comme conservatrices, notamment en matière de comportement public et de décence.
Les féministes, dans ce cas, se retrouvent ainsi à jongler avec la légitimité de leur combat et les risques juridiques liés à leur mode de manifestation.


