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Les accusés de détournement de fonds adoptent un silence stratégique : Est-ce une bonne approche ?

Suite aux accusations graves portées par le Premier ministre Ousmane Sonko concernant le maquillage des comptes publics et le détournement de fonds, les anciens ministres et responsables sous le régime de Macky Sall ont choisi de garder le silence. Cette stratégie de silence est-elle viable ? L’Observateur a consulté Jean Sibadioumeg Diatta, docteur en communication, et Mamadou Sy «Albert», analyste politique, pour mieux comprendre cette posture.

Jean Sibadioumeg Diatta, docteur en communication (UCAD)

Un silence tactique et stratégique Diatta explique que les accusés se trouvent dans une situation de communication de crise. Selon lui, répondre immédiatement pourrait aggraver la situation en amplifiant la crise. « Ils vont répondre, mais seulement après avoir collecté toutes les informations nécessaires pour se défendre de manière cohérente et convaincre l’opinion publique. » Il qualifie ce silence de stratégie, car précipiter une réponse risquerait de tomber dans des pièges communicationnels.

Un silence qui pourrait être risqué Cependant, Diatta souligne que ce silence prolongé pourrait aussi jouer en leur défaveur. « Aujourd’hui, l’opinion publique est déjà en train de consommer ces accusations, amplifiées par les réseaux sociaux. » Il avertit que ce timing, juste avant des élections législatives cruciales, pourrait avoir des conséquences néfastes, notamment pour Amadou Ba, un sérieux candidat.

Diversion et contre-attaque possible L’expert en communication prédit que l’APR pourrait rassembler des éléments pour contrer les accusations, notamment en créant une diversion, comme cela semble déjà avoir commencé avec des allusions à l’implication de l’actuel ministre des Finances, Cheikh Diba.

Mamadou Sy «Albert», analyste politique

Le silence, une obligation républicaine Pour Mamadou Sy «Albert», ce silence est non seulement stratégique, mais aussi dicté par la tradition républicaine. « Un ancien président ou ministre ne peut pas répondre publiquement à un chef d’État en exercice qui détient l’autorité des chiffres. » Répondre à ces accusations dans l’immédiat pourrait les discréditer.

Une réponse attendue, mais différée L’analyste politique prévoit tout de même que les membres de l’APR et Amadou Ba prendront la parole, mais à un moment opportun, pour défendre leur honneur et clarifier leur version des faits.

En conclusion, les experts semblent s’accorder sur le fait que ce silence est une stratégie temporaire, destinée à éviter une amplification de la crise, mais que les accusés devront tôt ou tard réagir, en apportant une réponse bien préparée.

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