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Khakhoum : De l’angoisse à la sérénité grâce aux efforts d’assainissement

Le bassin de rétention de Khakhoum, véritable écrin d’eau au milieu des habitats, est devenu un symbole de renouveau et de vie pour ses habitants. Autrefois un lieu de désespoir pendant l’hivernage, le bassin est aujourd’hui entouré de menuisiers, d’éleveurs de pigeons et d’oiseaux, témoins d’une vie quotidienne apaisée.

Oumar Ndiaye, un riverain du quartier, se souvient de l’époque où chaque saison des pluies apportait son lot de misères. « Khakhoum a retrouvé la sérénité depuis 3 ans après la construction de ce bassin. J’ai 52 ans mais je peux dire que j’ai vu 30 ans de galère à cause des inondations. Ce n’était pas possible de s’asseoir sur cette place durant l’hivernage », confie-t-il. Ce sentiment de soulagement est partagé par de nombreux habitants qui, autrefois, étaient forcés de quitter leurs maisons durant les inondations pour chercher refuge ailleurs.

Le bassin de Khakhoum n’est qu’un exemple parmi d’autres dans la ville de Kaolack, où des efforts considérables ont été déployés pour réduire les impacts des inondations. Non loin de là, à Gawane, un autre bassin a également été aménagé, accompagné de la construction de canalisations. Ces infrastructures ont transformé la vie des habitants du quartier, comme en témoigne Alioune Diop, né en 1976. « A cause des inondations, certains ont vendu leurs maisons. Avec la construction des canalisations, d’autres sont revenus. Dans le passé, des habitants étaient logés dans des écoles durant des mois ou chez leurs parents. C’est vrai qu’il y a encore des efforts à faire. Mais il faut reconnaître que ce n’est pas comparable aux années antérieures », affirme-t-il.

L’impact de ces travaux est particulièrement visible à Tabagoye, près du Lycée Valdiodio Ndiaye, où la grande canalisation construite par l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) a radicalement changé la donne. Un septuagénaire se remémore les jours où, après une pluie, le niveau de l’eau pouvait atteindre un mètre, rendant la vie insupportable. « Auparavant, certains se demandaient comment des personnes pouvaient vivre dans ce quartier. Aujourd’hui, tout le monde veut vivre ici », raconte-t-il.

Ces changements sont le résultat des efforts constants de l’ONAS, qui a non seulement construit des ouvrages d’assainissement mais a également assuré l’entretien des équipements et le curage des canalisations. En 2024, des opérations pré-hivernage ont permis de maintenir ces infrastructures en bon état, comme le souligne Ousmane Mbengue, chef de service régional de l’ONAS à Kaolack et Kaffrine : « Nous avons curé les canalisations dans le cadre des opérations pré-hivernage et à l’entretien des équipements de pompage. »

Grâce à ces initiatives, Khakhoum et d’autres quartiers de Kaolack ont pu retrouver une certaine tranquillité, transformant des lieux autrefois marqués par la souffrance en espaces de vie sereine et prospère.

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