
La marathonienne ougandaise Rebecca Cheptegei est décédée ce jeudi matin à l’ouest du Kenya, succombant aux graves brûlures infligées par un acte de violence insensé. Âgée de 33 ans, Cheptegei, qui avait participé au marathon des Jeux olympiques de Paris en août, a été immolée par le feu par un homme identifié comme son compagnon, Dickson Ndiema Marangach.
L’attaque s’est déroulée dimanche dernier à Endebess, une localité proche de la frontière ougandaise où Cheptegei s’entraînait. Selon les rapports, Marangach s’est introduit dans la maison de Cheptegei pendant qu’elle était à l’église avec ses deux enfants. À son retour, il l’a aspergée d’essence et l’a incendiée devant ses enfants, deux fillettes de 9 et 11 ans. Transportée d’urgence à l’hôpital, la marathonienne est décédée des suites de ses brûlures, qui couvraient plus de 80% de son corps.
Cet acte de violence a provoqué une vague d’indignation dans les milieux de l’athlétisme au Kenya et en Ouganda, ainsi que parmi les associations de défense des droits des femmes. Donald Rukare, président du Comité olympique ougandais, a condamné ce “crime lâche et insensé”, tandis que l’athlète Joan Chelimo a exprimé sa profonde tristesse et son engagement contre la violence sexiste.
Le père de la victime, Joseph Cheptegei, a déclaré que l’attaque avait été motivée par un différend concernant le terrain que sa fille avait acquis. Il a exhorté le gouvernement à protéger la propriété de Rebecca ainsi que ses enfants.
Ce drame rappelle tristement d’autres incidents similaires, comme la mort de l’athlète Agnes Tirop en 2021, qui avait également suscité une grande émotion dans le monde de l’athlétisme. La communauté internationale et les défenseurs des droits des femmes continuent de réclamer des actions concrètes pour mettre fin à la violence sexiste, espérant que la tragédie de Rebecca Cheptegei ne sera pas oubliée.


