
Les membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE) ainsi que ceux du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) peuvent souffler un peu. Ce samedi 31 août 2024, la Commission des lois de l’Assemblée nationale a examiné un projet de loi portant sur la dissolution de ces institutions, souvent critiquées pour leur coût jugé excessif par les actuels dirigeants. Cependant, à l’issue des délibérations, le projet de dissolution a été rejeté.
La majorité des députés de Benno Bokk Yakaar (BBY), qui dominent au sein de la Commission des lois ainsi qu’à l’Assemblée nationale, ont voté contre la dissolution. Selon les informations obtenues par Seneweb, le résultat des votes a été de 16 voix contre la dissolution (provenant des députés de BBY) et 14 voix pour (essentiellement de Yewwi, Wallu, et des non-inscrits). Ce vote représente un premier revers pour les partisans de la dissolution, en attendant le vote en plénière prévu pour lundi prochain.
La fermeté des députés de Benno, majoritaires au sein de la représentation parlementaire, semble compliquer la situation pour le gouvernement, qui risque de voir son projet de dissolution échouer. Pour que la modification constitutionnelle soit adoptée, les opposants, principalement constitués du Pastef et de ses alliés (82 sièges), devront convaincre des députés de BBY pour atteindre les 99 votes nécessaires, soit une majorité des 3/5.
Toutefois, le président Diomaye et son allié Sonko disposent d’une dernière carte dans cette bataille politique. Le Chef de l’État a récemment obtenu du Conseil constitutionnel l’autorisation de dissoudre l’Assemblée nationale à partir du 12 septembre prochain. Cette menace pourrait potentiellement influencer les députés, ajoutant une dimension stratégique à ce bras de fer parlementaire.


