
Réagissant aux récents changements opérés par le Président de la République lors du Conseil Supérieur de la Magistrature, l’Alliance Pour la République (APR) a dénoncé une “chasse aux sorcières” dans un communiqué. En réponse, Ousseynou Ly, ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence, ainsi que membre des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), a raillé l’APR pour son inquiétude, qualifiant cette réaction de celle d’une “opposition apeurée”.
“Il semble que l’APR ait un problème de logique,” a-t-il déclaré. “Attaquer aujourd’hui ce qu’elle défendait hier revient à manquer de respect à soi-même et au peuple qui a exprimé un choix clair le 24 mars 2024. Rien n’a changé : ce sont les mêmes magistrats, les mêmes cours, les mêmes tribunaux, et les mêmes textes réglementaires qu’en 2023. Alors, pourquoi cette peur inhabituelle?”
Ly a également souligné l’ironie de la situation : “L’APR, qui a organisé trois vastes mouvements au sein de la magistrature en un an, s’insurge aujourd’hui contre des nominations similaires. Si dans cet exercice normal on voit une prétendue ‘chasse aux sorcières’, c’est peut-être parce qu’on se considère soi-même comme une ‘sorcière’.”


