
Lors d’une conférence de presse sur la gestion des énergies, Clédor Sène, leader du mouvement Claire Vision Guindi Askan Wi, a exprimé ses préoccupations concernant Ahmet Çalik, un homme d’affaires turc. Il décrit Çalik comme un « pion » envoyé par Samuel Sarr et ses associés pour prendre le contrôle du secteur énergétique sénégalais.
Clédor Sène affirme qu’Ahmet Çalik est « le cerveau » d’un groupe impérialiste cherchant à dominer l’Afrique en s’appuyant sur des personnalités influentes pour contrôler l’énergie, l’industrie et les ressources naturelles du continent. Selon lui, la présence de Çalik aux côtés du Premier ministre Ousmane Sonko est un piège orchestré par Samuel Sarr et ses alliés pour gagner la confiance du nouveau régime.
Il déclare avoir déjà mis en garde contre les dangers posés par Çalik et ses partenaires, qu’il décrit comme « très liquides » et prêts à exploiter la situation financière fragile du Sénégal. Clédor Sène souligne qu’un gouvernement en difficulté financière, ayant recours à des emprunts obligataires et levant des Eurobonds, pourrait facilement être impressionné par un Ahmet Çalik arrivant avec 1 000 milliards sur la table. Il estime que cela donnerait l’illusion d’une solution alors qu’il s’agit en réalité d’un stratagème pour contrôler l’énergie du pays.
Clédor Sène insiste sur le fait que le Sénégal n’a pas besoin de telles interventions extérieures. Il soutient qu’une gestion efficace de la Senelec pourrait résoudre les problèmes financiers de l’entreprise et réduire considérablement le coût de l’électricité d’ici 2025. Pour lui, viser la souveraineté énergétique est crucial et il est inacceptable que Senelec ne produise que 26% de l’énergie qu’elle vend.


