
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a exprimé, samedi 13 juillet, sa volonté d’aborder la question de la présence militaire française au Sénégal avec sérénité, tout en évitant une rupture brutale.
Lors d’une conférence de presse, il a indiqué qu’il ne prévoyait pas de date précise pour une éventuelle fermeture des bases militaires françaises. “Les modifications qui doivent intervenir entre pays doivent être discutées en toute sérénité et en toute amitié. Je ne pense pas qu’on ait besoin aujourd’hui, quel que soit le partenaire, d’aller vers des ruptures brutales”, a-t-il précisé.
Le président français, Emmanuel Macron, a récemment annoncé une réduction de la présence militaire française en Afrique de l’Ouest et centrale. À Dakar, la présence française devrait passer de 350 à quelques centaines de militaires.
La Cedeao en difficulté
Bassirou Diomaye Faye a également reconnu que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) traverse une période difficile après le départ de trois de ses membres. Il a déclaré vouloir œuvrer en tant que médiateur pour convaincre le Mali, le Burkina Faso et le Niger de réintégrer la Cedeao.
“J’ai la chance de ne pas avoir été impliqué dans les sanctions prises par la Cedeao contre ces États, ce qui me permet de parler avec eux plus facilement. C’est un atout qu’il faut mettre au service de la communauté”, a-t-il expliqué.
Le président sénégalais a aussi évoqué son intention de renégocier les contrats pétroliers jugés mal négociés par l’ancien régime et a mentionné son objectif de réformer le système de justice et de lutter contre les malversations financières révélées par des audits.


