
Khadiatou Djamil Diallo, directrice générale de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (ANPECTP), a constaté que le développement intégré de la petite enfance (DIPE) au Sénégal accuse un certain retard. Au terme d’une tournée dans les quatre départements de la région de Tambacounda, elle a identifié plusieurs problèmes nécessitant une action urgente.
Retards et Problèmes Identifiés
Mme Diallo a relevé l’existence d’abris provisoires dans les écoles, le manque de formation pour certaines personnes impliquées dans le DIPE, l’absence de cantines scolaires, ainsi qu’un déficit important en personnel enseignant. Elle a souligné que le but initial des cases des tout-petits a été détourné, se concentrant principalement sur le préscolaire au lieu de fournir un environnement holistique et familial comme prévu à l’origine.
Mesures Proposées
Pour remédier à ces problèmes, Mme Diallo compte interpeller le ministre de l’Education nationale pour combler le déficit en personnel enseignant au niveau du préscolaire. Elle a également annoncé l’adoption d’un plan d’action en vue de prendre des mesures urgentes avant la prochaine rentrée.
Progrès Réalisés
Malgré ces défis, Mme Diallo a noté une amélioration du taux de préscolarisation brute dans la région de Tambacounda, passant de 11 % en 2018 à 19 % en 2024, grâce au projet “Investir dans les premières années pour le développement humain au Sénégal (PIPADHS)”.


