
Lors du 65e sommet ordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui s’est tenu dimanche à Abuja, au Nigeria, la question de l’ECO, la future monnaie unique régionale, a été au cœur des discussions. Les chefs d’État ont réaffirmé leur engagement envers ce projet ambitieux, tout en établissant un calendrier précis pour sa mise en œuvre.
Le président nigérian Bola Tinubu et ses homologues ont insisté sur l’importance cruciale des Programmes pluriannuels de convergence (PPC) dans ce processus. Ces programmes, véritables feuilles de route économiques, doivent être transmis régulièrement par les États membres à la Commission de la Cédéao. L’objectif est clair : permettre un suivi rigoureux de la convergence macroéconomique au sein de la communauté.
Dans cette optique, une échéance ferme a été fixée : les États membres devront soumettre leurs PPC pour la période 2025-2029 au plus tard le 31 octobre 2024. Cette date butoir souligne l’urgence et la détermination des dirigeants ouest-africains à faire avancer le projet de l’ECO.
Par ailleurs, le sommet a maintenu le Pacte de stabilité et de convergence macroéconomique dans sa forme actuelle. Cependant, la Commission de la Cédéao a été chargée de préparer un projet d’acte additionnel définissant les modalités de participation des États à l’Union monétaire. Ce document crucial devra être présenté lors de la première session ordinaire de 2025.
En parallèle, un travail de fond a été demandé à la Commission et à l’Agence Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO). Ces institutions devront évaluer les coûts, identifier les sources de financement et définir les modalités de mise en place des structures nécessaires à la création de l’ECO. Leur rapport est attendu, là encore, pour la première session de 2025.
Le Comité de Haut Niveau sur les modalités pratiques de création de l’ECO, dont le travail a été salué par les chefs d’État, devra également soumettre son rapport à cette même échéance. Cette convergence de délais pour 2025 laisse entrevoir une année charnière pour l’avenir de la monnaie unique ouest-africaine.


