
Le Sénégal brille aux championnats d’Afrique d’athlétisme à Douala avec déjà trois médailles d’or. Mais derrière ce succès, les athlètes dénoncent un traitement injuste.
Louis François Mendy, champion d’Afrique du 110 mètres haies, a lancé le débat. Après sa victoire, il s’est plaint des faibles primes reçues : 50 000 FCFA du ministère des Sports et 30 000 FCFA de la Fédération. “C’est malheureux d’être Champion d’Afrique au Sénégal,” a-t-il déclaré, comparant sa situation à celle des footballeurs qui gagnent bien plus.
Bara Thiam, vice-président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme, soutient Mendy. “Un champion d’Afrique reste un champion d’Afrique, qu’il soit footballeur ou athlète,” affirme-t-il. Il demande à l’État de revoir le système des primes pour tous les sports.
Ce problème n’est pas nouveau. Depuis longtemps, le football reçoit des récompenses bien plus importantes que les autres sports. Par exemple, un footballeur peut gagner 2 millions FCFA pour un match gagné.
La Fédération d’athlétisme veut rencontrer le ministère des Sports pour trouver une solution. “Il est urgent de régler cette situation,” insiste Thiam. Il craint que ces inégalités ne créent des problèmes dans le sport sénégalais.
Les athlètes espèrent que le gouvernement va agir, en accord avec son slogan “Jub, Jubel, Jubanti” (être droit, redresser, se tenir droit). Ils veulent que tous les sportifs qui représentent le Sénégal soient traités équitablement, quel que soit leur sport.


