
Une nouvelle prometteuse émerge de l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye. Le Pr Fatou Samba Ndiaye a partagé une annonce qui pourrait révolutionner le traitement de cette maladie souvent méconnue : l’introduction prochaine de l’allogreffe pour les patients drépanocytaires. Cette avancée médicale ouvre la porte à des possibilités de guérison jusqu’alors inaccessibles pour ceux qui luttent contre cette condition génétique complexe.
“Pour le moment, on commence l’autogreffe pour les cancers, mais plus tard, d’ici quelque temps, on va migrer vers l’allogreffe qui est la thérapie qui peut traiter et guérir les drépanocytaires”, a déclaré le Pr Ndiaye lors de son intervention, empreinte d’une détermination palpable à faire avancer la médecine pour ses patients.
La greffe de moelle osseuse est reconnue pour son efficacité dans le traitement de nombreuses maladies graves, et le Pr Ndiaye croit fermement en son potentiel pour transformer la vie des enfants et des adultes affectés par la drépanocytose. “Nous avons constaté qu’à l’échelle mondiale, la greffe peut guérir 90 % des enfants drépanocytaires. Ainsi, ce centre qui avait comme objectif de traiter des cancers du sein, va en profiter pour faire des greffes de la moelle osseuse dans le futur”, a-t-elle expliqué.
Elle a également mis en lumière d’autres approches thérapeutiques innovantes, telles que les échanges “hériditocitaires”, visant à minimiser les crises de la drépanocytose et à améliorer la qualité de vie des patients.
Toutefois, ces avancées nécessitent un soutien crucial, notamment en termes d’approvisionnement en sang. Le Pr. Ndiaye a lancé un appel vibrant pour que l’hôpital Dalal Jamm soit équipé d’une banque de sang adéquate, soulignant que cette ressource est essentielle pour soutenir les traitements avancés tels que les échanges ‘hériditocitaires’.
“Nous interpellons le ministère de la Santé pour que l’hôpital Dalal Jamm puisse au moins disposer de ces kits par la Couverture sanitaire universelle, pour que les drépanocytaires puissent en bénéficier”, a-t-elle plaidé.
Maguèye Ndiaye, président de l’association sénégalaise de lutte contre la drépanocytose, a exprimé l’espoir que cette avancée médicale apportera aux patients et à leurs familles. “[…]Ce centre de greffe donnera beaucoup d’espoir à nous, malades du sang”, a-t-il soutenu, ajoutant un plaidoyerpour que les autorités intensifient leurs efforts dans la prise en charge de la drépanocytose.
Chaque avancée médicale représente un pas de plus vers un avenir où cette maladie complexe pourrait être mieux traitée, voire guérie. Ensemble, continuons à soutenir la recherche et l’innovation pour offrir un espoir tangible à ceux qui luttent contre la drépanocytose, dans l’attente de jours meilleurs où la souffrance sera diminuée et l’espoir renforcé.


