
Les “graves affrontements entre détenus et surveillants” ont secoué le Camp pénal de Liberté 6 mercredi dernier. Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, s’est rendu sur place pour évaluer la situation, désormais “sous contrôle”. Cependant, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des blessés graves. Les affrontements ont éclaté lorsque les détenus ont refusé la fouille de la chambre 8, déclenchant une vague de violence. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur ces événements.
Cette journée a été marquée par une grande tension à la prison du Camp pénal, qualifiant le mercredi de “colère et de fumée”. La mutinerie a commencé suite à une fouille routinière des matons, une procédure qui a visiblement déplu aux détenus. Des sources indiquent que la situation a dégénéré après la découverte de chanvre indien dans les chambres, attisant davantage la colère des prisonniers.
Dans un communiqué, l’administration pénitentiaire a décrit l’incident comme étant survenu à 9 heures du matin, après que les détenus de la chambre 8 ont refusé de répondre à l’appel nominatif, une mesure de sécurité obligatoire. “Ces images et vidéos (…) résultent d’un incident survenu après que les pensionnaires ont refusé de se soumettre à l’appel nominatif (…) Ils ont par la suite délibérément mis le feu sur leurs effets de couchage”, a expliqué le service de communication.


