
Nago Seck et Sylvie Clerfeuille, un couple passionné des musiques urbaines africaines depuis les années 70, ont récemment partagé leur histoire à travers un vernissage suivi d’une conférence au Clos Normand de l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar. Ces deux journalistes et spécialistes des musiques urbaines d’Afrique et de l’océan Indien ont convié leur public à un atelier de vernissage suivi d’une conférence pour expliquer l’émergence de l’art des sons urbains africains. Leur objectif ? Inviter les politiques et autres acteurs de la vie économique à soutenir la musicothérapie, qui se révèle aujourd’hui comme une véritable industrie musicale, créatrice d’emplois et de rentrées de devises.
L’évolution des musiques urbaines africaines
Dans les années 70, les musiques urbaines africaines étaient pratiquement inexistantes. Cependant, grâce à l’abnégation et à la passion d’une poignée de personnes en France et en Afrique, elles ont progressivement gagné en visibilité. Aujourd’hui, ces musiques sont devenues internationales, notamment grâce à des expositions internationales, des masters class, des livres et des événements culturels. Nago Seck et Sylvie Clerfeuille ont joué un rôle essentiel dans cette évolution, en contribuant à la création d’une mémoire sémantique musicale.
La passion au cœur de l’aventure
Sylvie Clerfeuille souligne que rien n’est facile dans le domaine culturel, mais que la passion est primordiale. Elle-même française et Nago Seck, un Sénégalais issu d’une famille musicienne, ont eu des approches différentes, mais partageaient la même passion : voir les musiciens africains s’imposer sur la scène musicale internationale. Nago Seck, issu d’une famille de griots, a partagé sa vision de la musique, la considérant bien plus que de l’amusement. Pour lui, les hommes politiques devraient faire davantage d’efforts pour soutenir cet art.
En somme, le parcours de Nago Seck et Sylvie Clerfeuille illustre l’importance de la passion et de l’engagement dans la promotion des musiques urbaines africaines. Leur contribution a permis de faire rayonner ces sons à travers le monde, tout en valorisant la richesse culturelle du continent africain.


