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Burkina Faso : Arrestation de deux journalistes après des critiques sur la liberté d’expression

Deux journalistes burkinabè, Guézouma Sanogo et Boukari Ouoba, ont été arrêtés lundi matin dans la capitale, Ouagadougou, et conduits vers une destination inconnue, a annoncé l’Association des journalistes du Burkina Faso (AJB). Cette arrestation survient après que l’organisation a dénoncé des atteintes croissantes à la liberté d’expression sous le régime militaire du capitaine Ibrahim Traoré.

Selon un communiqué publié sur la page Facebook de l’AJB, Guézouma Sanogo, président de l’association, et Boukari Ouoba, son vice-président, ont été interpellés par des individus se présentant comme des policiers du service de renseignement. « Nous ignorons où ils sont détenus et exigeons leur libération immédiate », a déclaré l’association.

Cette arrestation intervient dans un climat de plus en plus tendu pour les journalistes et défenseurs des droits humains au Burkina Faso. Depuis le coup d’État de 2022, plusieurs voix critiques du régime ont été arrêtées ou portées disparues.

L’arrestation de ces deux figures emblématiques de la presse burkinabè soulève de nombreuses préoccupations. Reporters sans frontières (RSF) a immédiatement réagi, dénonçant une atteinte grave à la liberté de la presse. « Il est inacceptable que des journalistes soient enlevés pour avoir exercé leur métier. Nous demandons leur libération immédiate », a déclaré l’organisation dans un communiqué.

Le Burkina Faso, autrefois considéré comme un bastion de la liberté de la presse en Afrique de l’Ouest, a vu sa situation se dégrader ces dernières années. Plusieurs médias ont été suspendus, et des journalistes ont été contraints à l’exil.

Cette arrestation s’inscrit dans une série de mesures répressives visant à museler les voix dissidentes. La semaine dernière, un mouvement politique qui avait dénoncé un massacre de civils attribué aux forces de sécurité a également signalé l’enlèvement de cinq de ses membres.

Les organisations de défense des droits humains appellent à une mobilisation nationale et internationale pour la libération des deux journalistes. « La liberté d’informer est un droit fondamental. Nous ne pouvons pas accepter que des professionnels des médias soient réduits au silence », a déclaré un porte-parole d’Amnesty International.

Face à cette situation, des manifestations pourraient être organisées dans les jours à venir pour exiger la libération des journalistes détenus. De son côté, le gouvernement burkinabè n’a pas encore réagi officiellement à ces arrestations.

Alors que la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation au Burkina Faso, de nombreuses voix s’élèvent pour rappeler que la démocratie ne peut exister sans une presse libre et indépendante.

Par Komi ABLE

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