
Le jeudi 27 février, le convoi de la ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Doumbia Mariam Tangara, a été la cible d’une attaque armée sur l’axe reliant Kati à Soribougou, près de Bamako. Cette agression met en lumière la détérioration préoccupante de la situation sécuritaire au Mali.
Selon les informations disponibles, l’attaque s’est produite tôt dans la matinée du 27 février. Des hommes armés non identifiés ont tendu une embuscade au convoi ministériel, entraînant des échanges de tirs. Bien que la ministre ait échappé indemne à l’attaque, des sources rapportent que l’incident a causé des pertes humaines et des blessés parmi les membres de l’escorte.
Cette attaque survient deux semaines après une agression similaire contre le convoi du ministre de l’Enseignement supérieur, Bouréma Kansaye, le 13 février dernier. L’attaque, attribuée à la Katiba Macina, un groupe armé affilié à Al-Qaïda, avait blessé quatre gendarmes, dont l’un grièvement.
La multiplication de ces attaques démontre l’audace croissante des groupes armés terroristes et leur capacité à frapper des cibles de haut niveau, y compris des membres du gouvernement, même à proximité de la capitale.
Face à cette escalade de la violence, les autorités maliennes sont appelées à renforcer les mesures de sécurité, notamment pour les déplacements officiels.
La communauté internationale exprime également ses préoccupations quant à la stabilité du pays et appelle à une coopération accrue pour lutter contre le terrorisme dans la région.
La situation sécuritaire au Mali demeure fragile, et ces attaques répétées contre des convois ministériels illustrent les défis majeurs auxquels le pays est confronté dans sa lutte contre les groupes armés terroristes.
Par Komi ABLE


