
Le bras de fer autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 se poursuit au Sénégal. Réunis en séance plénière ce mardi, les députés examinent un texte déjà rejeté à deux reprises en commission.
Face à un éventuel nouveau rejet, le gouvernement dispose d’un recours constitutionnel : l’article 86, alinéa 6, qui lui permet d’engager sa responsabilité pour faire adopter le texte.
Cette procédure nécessite une délibération préalable du Conseil des ministres. Le projet est alors considéré comme adopté, sauf si une motion de censure est déposée et votée dans les conditions prévues par la Constitution dans les 24 heures.
Toutefois, cette option pourrait avoir des conséquences politiques et économiques, notamment sur la confiance des partenaires financiers et la crédibilité budgétaire du Sénégal.
Par Komi ABLE



